HEBENTIK
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  Calendrier 

Fin juillet et début août  Hebentik visite plusieurs villages... 

Les 30, 31 juillet et le 1er août successivement à Mauléon, Viodos puis Lacarry, trois soirées autour de la caravane de Hebentik, lieu itinérant d’art et de création populaire.
Rendez-vous à partir de 18 heures (à Viodos et Lacarry au fronton ; à Mauléon rue Matalaz au local du Collectif).
A 20 heures, apéritif en attendant la nuit pour la projection en plein air du film de Cyril Peyramond «7 ou 8 fois Etxebarre» sur la manifestation ETXEBARRE 007 de juillet et septembre 2007.

A viodos et Laccary ces soirées sont co-organisées avec les Municipalités.

 

Egutegia

 Uztailaren ürrentzean eta Agorrilaren hastapenean herri elibatean bisita eginen dü Hebentik-ek...
Uztailaren 30an eta 31an, Bildozen eta Lakarrin eta ere bai agorrilaren lehenean, Maulen, hiru gaüaldi HEBENTIKen « Caravana »-en üngürüan (Arrabotean, Bildozen eta Lakarrin ; Kolektiboaren egoitzan, Matalaz karrikan, Maulen, gaüko 6etarik aitzina.
8etan, zünzür bustitzea ülüzearen egükitzeko Cyril Peyramond-en filma kanpoan algar ikusteko. Bideo hori da ETXEBARRE 007 arte manifestazioari bürüz.

Bildozen eta Lakarrin gaüaldiak dira Herriko Etxeekin antolatürik.

 

 Evènements / Ekintzak

  • Gernika de Fernando Arrabal a été donné à Toulouse durant quatre journées et soirées du 28 au 31 mai (sept représentations). Une occasion de rencontrer un nouveau public, de tenter de faire connaître notre travail plus loin le long des Pyrénées et aussi d'approfondir notre création au fil des représentations successives. Une expérience existante et riche en échanges. Le public a unanimement (ou presque) aimé.

Critique

Les pierres sous le chêne de Guernica

http://lecloudanslaplanche.blogs.fr

Le 29/05/2008

Théâtre du Pont Neuf, mercredi soir, dans la pénombre blanche, noire et rouge des jours de bataille: la vieille TSF vogue, à demi détruite, sur un océan de papier journal, en compagnie d'une grande panière et d'une planche tombée. Ici et là, d'autres objets émergent de peu, qu'on identifiera plus tard comme un béret, un sabot, un gilet. Nous sommes à Gernika-Lumo, dite Guernica, en Biscaye, le 26 avril 1937. Il est 16h30 ou à peu près. Les premières bombes viennent de tomber, lâchées par les avions de la légion Condor pour tester leur puissance nouvelle.

"Tu vas mourir ? Tu vas mourir pour de bon ?
Tu veux que je prévienne la famille ?"
(Pantxo)
Cela commence par un fracas, l'explosion simultanée de tonnes d'engins incendiaires dont une batterie furieuse déformée par un filet de camouflage cogne les hurlements dans des rougeoiements de géhenne. Longuement. Presque sans accalmie, et alors seulement pour mieux reprendre ses déflagrations. Une silhouette jaillit comme un diablotin de farces et attrapes d'un amoncellement de papier en boules, le cheveu fou, l'air égaré mais sans souci, une fois le bruit retombé comme poussière : Pantxo, rescapé de la première vague d'assaut. Lira, sa femme, n'a pas eu cette chance, pas tout à fait. Partie aux toilettes, la voici ensevelie sous les pierres, toujours plus haut montées à chaque mouvement, chaque roulement d'une nouvelle explosion. On ne la voit pas derrière son rideau noir. On ne la verra jamais.
Et de quoi croyez-vous qu'ils parlent, dans cet enfer sans cesse recommencé ? Eh bien de tout, de rien. Mais pas de la guerre, ou si peu, pas de ces engins incendiaires lâchés par centaines dans le ciel d'Euskadi. Elle demande de l'aide, de temps en temps, sans trop de conviction ; lui lâche quelques mots d'encouragement, offre le réconfort modeste d'un ballon de baudruche. Va vérifier, à sa demande à elle, que l'Arbre - le chêne sacré de la nation basque - est toujours debout. Mais le plus souvent tombent les reproches, l'évocation d'un fameux samedi, la virilité perdue, les tromperies, l'accusation d'ignorance, entrecoupés de songes fumeux, d'illusions pour les temps à venir, des temps meilleurs si Dieu, le refusé, le veut bien.
Elle geint. Lui danse, baguenaude, l'air lunatique. Un soldat passe, menace. Une femme à son tour, républicaine si l'on en croit l'air furtif avec lequel elle tire une caisse de munitions. Un auteur palabre, évoque le texte, le roman - non, mieux : la pièce de théâtre - qu'il écrira sur l'événement. Et tombent les bombes comme la ponctuation de cette conversation saugrenue, jusqu'à ce que Pantxo tombe à son tour et la dernière pierre sur Lira.

"Ils ont crevé mon ballon !" (Lira)
"Quelles brutes !"
(Pantxo)
Le drame de Guernica, première action militaire moderne contre des populations civiles, a inspiré bien des artistes, Picasso en tête, suivi d'Eluard, du sculpteur René Iché. Arrabal ne pouvait être en reste, l'engagé enragé dont le père, condamné à mort par le régime franquiste puis emprisonné à vie, disparut après s'être évadé. Mais il en traite à sa manière, provocatrice, foisonnante, avec quelque chose d'un Beckett extraverti, bondissant sans relâche de tragique en dérisoire.
La compagnie basque Hebentik en a tiré une création dont on trouve peu à dire tant elle est à la juste mesure du texte : sobre, efficace et visuellement superbe, violente de ce vacarme de caisses malmenées, de rouges grondants, bouffonne par la grâce de Pierre Vissler, Pantxo trivial et délicat aux dehors de Pierrot en gilet.
Le coup ne porte qu'après un temps. On rit d'abord, oublieux de l'horreur, emporté par le discours loufoque de ce couple accroché aux décombres heureux de sa petite vie - des souvenirs et des espoirs. Puis les détails prennent corps, s'imposent, délivrent leur message de malheur et de refus avant de disparaître, balayés par les déflagrations. Un chant de déploration achève l'ensemble dans un silence de ruines, les comédiens quittent la scène où flotte encore, abandonnée, la vieille TSF, un sabot naufragé juché à son sommet.

Jacques-Olivier Badia


Jusqu'au 31 mai, à 21h au théâtre du Pont Neuf, 8 place Arzac à Toulouse.
Tarifs 8 et 12€. Tel. 05 62 21 51 78. www.theatredupontneuf.fr

Voir cet article accompagné de quelques photos ainsi que la critique de "Berria" 

Gernika antzezlana estrenatu izan da Beran (Nafarroa) apirilaren 26an. Bai, apirilaren 26an !  bonbardaketaren egun berean, 71 urte geroago. Mezperan emanik izan zen Berako instituzioaren 150 ikaslen aintzinean. Berako udalak aintzinerostea eskaini zigulako, hiri hortan lan egin dugu urtarilatik apirila arte eta horko Kultur Etxean gure lehen emanaldia aurkeztu dugu. Maiatzaren 17an aldiz, Lesakako "Keinu Leihoak" festibalan iragan da gure bigerren emanaldia.

Berria egunkariaren iritzia

 

"7 edo 8 aldiz Etxebarre" DVDa, Cyril Peyramond-en filma. 2007ko udan Etxebarre herrian Hebentik-ek antolatu duen ekintza artistikoari buruz.

"7 ou 8 fois Etxebarre" en DVD. Le film de Cyril Peyramond à propos de la manifestation artistique de Hebentik qui s'est déroulée à Etchebar à l'été 2007.

 

Artzaingoa

Argazki soinugarri CD batean. Artzain eta beren ardien arteko bidai hunkigarri bat.

Un voyage en soule parmi les bergers et leurs brebis en carte postale sonore.

 

 


 

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